Blog Perou

Apr. 1, 2016

Apres une très bonne nuit sur l'île d'Amantani, nous nous levons a l’aube, prenons notre petit déjeuné et prenons ensuite la direction de l'île de Taquile, bien plus touristique que la précédente.

Nous arrivons à l'île vers l'heure du déjeuner et débutons notre marche pour nous rendre au village. Sa monte pas mal du petit port jusqu’au village, et étant en altitude on s’essouffle rapidement.
Sur la plaza de Armas de nombreuses petites boutiques de souvenirs, preuves d'un tourisme plus développé. Chaque habitant de l'île porte une tenue traditionnelle, les chapeaux des hommes ayant une signification: Chapeau noir pour les hommes mariés et donc "autoritaires", et petit bonnet de couleurs pour les célibataires.

Nous visitons l'île durant les quelques heures que nous passons ici : petit temple au sommet d'une colline offrant une vue panoramique sur l'île. La vue est belle une fois encore. La redescente jusqu’au port ce fais a travers champs et pâturages, nous voyons donc quelques hommes et femmes travailler la terre… travail laborieux sur une île extrêmement rocheuses.

Arrivés au petit port ou nous attend notre embarcation, nous ne pouvons - une fois encore- pas résister à la limpidité et au bleu électrique de cette eau et faisons donc un nouveau plongeon dans le lac... Rafraichissant et tellement agréable!

C'est ensuite l'heure de rentrer, dure retour à la réalité après 2 jours dans un contexte tellement magnifique et reposant.

Le lac Titicaca et sa magie...

Apr. 1, 2016

La visite des îles flottantes de Uros dure quelques heures puis nous mettons le cap - à bord de notre bus du lac - vers l'île d'Amantani située dans le grand lac, à environs 3 heures de navigation. C'est en entrant dans le grand lac que nous avons l'impression d'être dans une mer, à certain endroit nous ne voyons pas la cotes.

Nous arrivons finalement sur l'île en début d'après-midi et sommes répartis en petit groupes dans différentes familles chez qui nous logerons pour la nuit. Les gringos ensemble, je suis donc avec un Suisse, un Allemand et une Canadienne.

Nous déjeunons tout d'abord, puis partons pour une petite marche le long de la berge. Il ne nous faudra pas longtemps pour nous laisser tenter par cette eau extrêmement limpide... Plouf, un petit plongeon dans une eau à 9 dégrée. Je fais trempette dans le lac navigable le plus haut du monde et dans le lac sacré des Incas... Et c'est un vrai moment de plaisir.

C'est ensuite la grande ascension vers les sommets de l'île ou ce trouve des ruines de temples Incas et Aymaras (peuple vivant sur le lac). De là, nous avons une vue panoramique et à couper le souffle sur le lac et ses environs. D'un côté les cotes péruviennes... De l'autre les cotes boliviennes avec en arrière plan, les sommets enneiger de la cordillère des Andes… le spectacle est extraordinaire. Un des plus beau paysage qu'il m’a était donné de voir durant mon voyage. C'est tout simplement magnifique, irréaliste et complètement "déconnectant". Le coucher du soleil peinturant cette œuvre venu d'un autre monde, rend le tout encore plus irréaliste. On à envi d'y rester des heures à contempler ce fabuleux spectacle, mais, à la tomber de la nuit, le vent glaciale pénètre notre chaire et on a vite fait de changer d’avis: Un Repas chaud sera la bienvenue.

Nous redescendons donc doucement, en même temps que le soleil et arrivons finalement au village à la tombée de la nuit. Nous nous rendons chez notre hôte, dinons et hop au lit, fatigués par cette merveilleuse journée à visiter 2 îles stupéfiantes (Uros + Amantani) et à naviguer au soleil.

Que du bonheur ! On à qu’une envi : que le temps s'arrête...

Apr. 1, 2016

Je rejoins enfin Puno dans la journée de samedi et fais la connaissance de mon host: Juan-Manuel, un colombien super sympa habitant Puno depuis environs 1 ans. Puno c'est une ville de taille moyenne, pas forcement très belle, construite en arc de ciel le long d'une baie du lac Titicaca. Les environs eux sont donc bien entendu superbes.

Je passe les premières soirées et journées en sa compagnie, visitant plusieurs bars, touristique et locaux. Nous faisons aussi un tour de la ville et de sa grande "feria" (marché) ou comme, partout au Pérou, on y vend absolument de tout pour des prix dérisoire! Nous irons manger une spécialité du coin absolument délicieux... Un gros morceau de viande de je ne sais quoi, préparer je ne sais comment qui ce mange avec les doigts, un régale!!

Puno c'est aussi la ville aux prix les plus bas du Pérou... Ont trouve des menus (entrée, plat principale et boisson) pour 3 soles, ce qui équivaut à... Vous êtes bien assis? 30 rupee. Si si vraiment!

Je me rends ensuite sur le lac Titicaca, lac navigable le plus haut du monde à prés de 4000 mètres d’altitude, tellement grand (8400 km2) et profond (jusque 275m) qu'a certains endroit ont crois vraiment naviguer sur une mer! Histoires extraordinaires et légendes ancestrales hantent ce lac. La mythologie Inca y situe l’origine de la civilisation. Viracocha – le dieu créateur – y aurait fait émerger la lune, le soleil et les étoiles… ainsi que Manco Capac (descendant du dieu soleil) sorti des eaux du lac avec sa sœur Mama Oello. Les deux êtres se seraient alors diriger vers le nord pour fonder Cuzco, la capital de leur empire.
Une autre légende raconte qu’une grande parti du trésor de l’empire Inca y serait engloutit. Captivés par cette théorie de nombreux explorateurs auraient effectués des fouilles aux cours des dernières années. Rien de très prometteur mis à part quelques ruines, qui laisseraient penser à une citée submerger du nom de Wanaku…

Bref c'est partit, je suis à bord d'un bateau et me rend tout d'abord sur les îles flottantes de "Uros". Touristique, mais de loin une des choses les plus atypique qu'il m’a était donné de voir durant ma vie! C’est au total plus de 2500 personnes qui vivent réparties sur une 60ene d’îles.
Ces îles flottantes sont entièrement construites à base de roseaux provenant du lac. Il faut environs 1 an pour construire 1 île d'une épaisseur d'environ 4 mètres pour un diamètre d'environs 50, qui une fois terminée à une durée de vie d'environ 30 à 40 ans. Sur chaque île vie environs 7 familles. Ici vous trouver bateaux en roseaux, maison en roseaux, meubles en roseaux, îles en roseaux et ils mangent également les roseaux! Ils ont des écoles, des "hôpitaux" et tout le nécessaire pour vivre... C'est tout simplement ahurissant! Comme dis plus haut, les îles flottent, ce qui signifie qu’en cas de bagarre avec ses voisins... Ont lève l'ancre et on déplace son île un peu plus loin. Aussi simple que sa! Il faut aussi penser à bien ancrer son île pour ne pas finir sur les cotes Bolivienne en cas de vent…

Pour la cuisine, c'est tout une installation assez compliqué sur des pierres humides... Faut faire super gaffe sinon... C'est toute l'île qui part en fumé en quelques minutes!

Bref, c'est un spectacle absolument bluffant et unique au monde qui vaut sans l'ombre d'un doute le détour.

Mar. 31, 2016

Je quitte finalement Huancavelica et continu ma descente vers le sud.
Je rejoins d'abord Ayacucho – l´incroyable ville aux 33 églises - en passant par l'une des plus belle route qui m'ai était donné de faire. Une route tout d'abord peu passante, sillonnant au fond de vallées et longeant de stupéfiants lacs d'un bleu électrique, tout simplement magnifiques!
À Ayacucho je dors dans un chantier et visite le centre historique le soir puis le matin. Une belle ville, différente et pleine de vie.

Je prends ensuite la direction d’Abancay. Encore une fois une route à couper le souffle, toujours hors des sentiers touristiques. Je continue à avancer, jonglant entre voiture, camion, 4x4 et un mototaxi transportant du bois qui m'offrira une place sur les rondins... un bout de route vraiment marrant, que du bonheur!

J'arrive enfin à Abancay - ou j'ai pour intention de visiter le fabuleux site de Choquequirao (aussi appelé le petit Machu Picchu) - tard le soir. Ici je dors dans un tree-house hallucinant d'imagination et d’astuces. Malheureusement les photos ne rendent pas du tout… dommage car sa valait vraiment le coup de voir.
Le lendemain, je prends la direction du centre-ville afin de faire mes provisions en vue des plusieurs jours de marche pour rejoindre Choquequirao, mais, pris d'une paresse soudaine et prenant conscience que rejoindre le site veut peut-être dire que je n'aurai pas le temps de visiter le lac Titicaca et Arequipa, je décide finalement de renoncer à cette entreprise et ne perd pas de temps... Direction Cuzco!

A Cuzco je rejoins Karin et ses amis dans un backpacker. Content de retrouver Karin et content de retrouver la magie de Cuzco, ne serait-ce que pour quelques heures.

Le lendemain je continue ma route en direction de Puno. Je passe d'abord l'ancien portail limitant l'accès à Cuzco (photo de droite), puis je m'arrête dans le magnifique petit village d’Andahuaylillas aux rues entièrement pavées où je visite son incroyable chapelle « San Pedro Apostol » datant du XVIIe... Plus connue sous le nom de "Chapelle Sixtine des Amériques" du à ses peintures et décorations. Un spectacle bluffant : à l’intérieure c´est un véritable feu d’artifice de couleurs, on ne sait plus où donner de la tête. Malheureusement photos interdites…

J'arrive finalement à Juliaca - proche de Puno - le soir. Juliaca c'est une ville horrible, centre commercial de la région... un petit Lima. C'est la première fois depuis mon arrivé au Pérou que je me sentirai vraiment en insécurité, de nombreuses personnes dans les rues aux petites heures du matin, autours de feu improvisé pour les réchauffer. Je rentre donc dans le premier hôtel que je vois afin d'y passer la nuit… je rejoindrai Puno et le lac Titicaca le lendemain.

Mar. 31, 2016

Après plusieurs jours de route et plusieurs milliers de kilomètres d'avalés, j'arrive finalement à Huancavelica en compagnie de Erik qui m'a donné place dans son petit 2x4 des années 80.

Erik c'est un mécanicien très sympathique ayant passé toute sa vie à Huancavelica, durant le trajet Il m'expliquera donc tout ce qu'il y à a savoir sur sa ville et les environs, et moi je fais donc le pleins d'information. Pendant qu’il me raconte l´histoire de sa ville, il jette par la fenêtre des tonnes de pains… histoire de nourrir au passage les chiens sauvages qui attendent désormais sur le bord de la route son arrivée.

Huancavelica c'est une très petite ville bourrée de charme qui doit son existence à l'ancienne mine de mercure située à 4 km à vol d'oiseaux. La ville en elle-même est charmante donc, avec de vieux bâtiments coloniaux et ses rues pavée, le tout située dans un canyon et donc entourée de montagnes! L'endroit est superbe, reposant, dépaysant, mais il y fait froid... nous sommes situées à près de 4000 mètres.

Au petit matin je visiterai donc la mine de "Santa Barbara" ayant servi du XVIe Siècle jusque dans les années 1980. C'est une sorte de minuscule ville fantôme perchée à flanc de montagne, entourée de paysages spectaculaires offrant une superbe vue sur la vallée. Je passerai la matinée à vagabonder dans les ruines, visitant - absolument seul - le village, les installations et autres. L'atmosphère qui y règne est très particulière, ont à vraiment l'impression que la mine à était déserté du jour au lendemain. Je prendrai un petit casse-croûte devant la très belle église du XVIIe - elle aussi abandonnée - contemplant le paysage et profitant d'être seul à plusieurs kilomètres à la ronde. Sur place et en chemin, je passe plusieurs troupeaux de lamas et alpagas. Je suis en pleins Pérou authentique, vraiment loin des sentiers touristiques, et franchement… c’est juste magique !

Je passerai ensuite l'après-midi à vadrouiller dans les rues de la ville. Je profiterai aussi pour planifier mes quelques semaines restantes au Pérou… malheureusement la fin approche, et il me reste tellement de choses à voir.

Le soir je rejoins Erik chez lui, et fait la connaissance de ces parents, frères et sœurs. Je passerai la soirée en leurs compagnies. Une famille absolument charmante me bombardant de questions sur d'où je viens, les repas typiques, ce que je connais du monde, du Pérou, ce que je pense du Pérou etc... On passe donc toute la soirée à papoter, et je passerai la nuit chez eux.

Le lendemain matin, Erik me dépose à la sortit de la ville afin que je puisse recommencer mon stop. Dernière grande étape en vue: La descente jusque la frontière.