Blog Bolivie

Jul. 8, 2016

Day 2 du trip du Salar d’Uyuni. Nous nous levons relativement tôt et débutons désormais notre périple dans le « Sud Lipez ». Cette région du sud de la Bolivie est absolument coupée du monde. Aucune ville, et quasiment aucun village. C’est une zone retirée et désertique ou il fait extrêmement froid.

Le premier jour, nous visitons quelques petites lagunes ou ce baignent quelques flamants roses. La couleur des lagunes mélangée avec celles des montagnes en arrière plans rendent le spectacle fabuleux ; une véritable carte postale. Nous visiterons également le désert de Salvador Dali… des dunes de sables, pointillées d’énormes rochers placés ici et là, le tout entourées de montagnes. C’est ensuite « L’arbre de pierre » que nous visiterons… énorme rocher dont la base a était sculptée par le temps et le vent, lui donnant la forme d’un arbre. Nous passerons aussi voir un volcan fumant marquant la frontière avec le Chili. Dernière visite de la journée : la « Laguna Colorada », couleur rouille… absolument irréaliste, encore et toujours dans un décor à couper le souffle.
Rouler dans cet environnement est un vrai plaisir, les paysages sont fabuleux et ont ce croit… encore une fois… sur une autre planète.

Le soir nous passerons la nuit dans un petit hôtel, perdu au milieu de nul part, et a près de 5000 mètres d’altitude ; je n’aurai jamais eu aussi froid de ma vie.

Le lendemain, troisième jours de ce magnifique périple, le réveil est matinal. Le soleil est encore sous l’horizon que nous prenons déjà la route des geysers. En route les premiers rayons du soleil font éclater les couleurs ; nous roulons donc en silence, a profiter du paysage, chacun dans nos pensées. Apres un peu moins d’une heure de route, nous apercevons enfin la brume crée par les geysers. La pluparts de ces dis Geysers sont en réalité de petits et fumants cratères de volcans… rassurant ! Nous nous promènerons un moment à sillonner entre les geysers et cratères ou une sorte de bétons est en pleine ébullitions. C’est donc prudemment qu’ont ce promène ici ; personne n’a vraiment envie de prendre un bain… On s’amusera aussi à sauter à travers un geyser… sa réchauffe de bon matin !

Apres cet incroyable spectacle nous prenons la direction de quelques bains thermaux ou… aucun de notre groupe n’osera ce baigné. Faut dire que quand il fait moins de 0 dehors, ça ne donne pas vraiment envie. Dernière visite de la matinée : La « Laguna Verde » (Verte) qui ne sera malheureusement pas verte… certaines conditions précisent devant être réuni. Dernière séance photos avec le groupe et nous prenons finalement la route pour le dernier stop de la matinée : La frontière Chilienne, marquant donc la fin de mes aventures en Bolivienne !

Jul. 3, 2016

Suite à Potosi, je prends – en compagnie de Christine, Carmel (Suisse) et Barbara (Brésil) la direction d’Uyuni, situé à quelques kilomètres du fameux « Salar d’Uyuni » ou désert de sel.
Uyuni c’est une petite ville pas très attirantes mais extrêmement touristique car c’est d’ici que partent la grande majorité des tours pour le Salar... les prix sont donc bien plus élevés que dans le reste de la Bolivie.
Nous y passerons la journée à chercher une agence et décidons finalement de ne pas partir pour les moins chères ayant entendu dire que leurs prestations sont vraiment en dessous des autres et que leurs chauffeurs sont souvent saoul… Le Salar étant le « joyau » de la Bolivie, nous décidons donc de payer un peu plus afin d’être sure de vraiment bien en profiter !

Le soir, nous dormons dans un petit hôtel assez sympa ou nous passerons la soirée à jouer aux cartes et boire quelques bouteilles de vins… si bien que nous déciderons de faire un stock pour le séjour dans le salar… histoire d’avoir de quoi se réchauffer hehe !

Le lendemain, c’est le début de la grande expédition : rendez-vous à 10 :30 à l’agence ou nous rencontrons Antoine et Manon (un couple de Français très sympa qui feront partie de notre groupe) ainsi que Hugo, notre chauffeur et guide pour les 3 prochains jours.
Les sacs sont installés sur le toit, nous nous tassons à l’intérieure de la Jeep, et hop c’est parti !

Nous prenons d’abord la direction du cimetière de trains… un paysage particulier et assez irréaliste ! Il ne manquait que quelques « Peaux-Rouges » pour qu’ont ce croit dans un western ! Séances photos à la Billy Kid - debout sur le train et cherchant les bandits à l’horizon - et premières parties de fou-rires avec le groupe !

Nous prenons ensuite la direction du très attendu salar. Nous y arrivons après quelques minutes de trajet, et la… s’étant devant nous… plus de 11.000 Km2 (plus de 5 fois Maurice) d’une étendu d’un blanc immaculé ! Un véritable océan de sel, situé à presque 4000 mètres d’altitude, aussi plat qu’une table de billard pour une épaisseur moyenne de 100 mètres… sa en fait du sel !

Le paysage est vraiment hallucinant, incroyable, extraordinaire, magnifique, irréaliste et tous les autres superlatif possible ! Il faut le voir pour le croire… c’est une autre planète !

En dessous de cette épaisse couche de sel ce trouve près de 70% des réserves mondial de Lithium qui ne sont – pour le moment – pas exploitées.

Nous passons donc la journée entière à sillonner cette étendue blanche. Je pense avoir réellement dit « c’est incroyable » une bonne centaine de fois ce jour-là, c’est un spectacle qui vous coupe le souffle. Nous déjeunons dans un hôtel entièrement fait de sel (mur, tables, bancs etc…) et nous arrêtons ensuite au beau milieu du Salar pour une séance photos durant laquelle les filles feront du Slackline sur mes lacés, Barbara essayera de nous souffler, nous chevaucherons un Lama lancé à toute vitesse, je me ferai attaquer part une banane géante et sauterai d’une casquette et d’un chapeau … Bref… de gros gros gros fou-rire ! Quelques « C’est incroyable » plus tard, Nous nous rendons finalement sur une des 62 « iles » que compte le Salar d’où nous verrons d’énorme cactus et aurons droit à une vue spectaculaire sur le salar et les montagnes avoisinantes.

De là, nous prenons ensuite la route d’un petit hôtel en dehors du salar pour y passer la nuit. L’hôtel est entièrement fait de sel… les murs, les lits, chaises, tables. Nous y passerons une soirée bien arrosée !

Le Salar… un paysage absolument irréaliste et indescriptible.

Jul. 2, 2016

Suite à Sucre, nous prenons la direction de Potosi, ville minière située à plus de 4100 mètres d’altitude, faisant d’elle la ville de plus de 100.000 habitants la plus haute du monde ! Le froid est donc de retour…

Nous passons la première matinée à parcourir ce qu’il reste du délabré centre historique avant de visiter la « casa de la moneda » ou « la maison de la monnaies », plus grand bâtiment colonial des Amériques. C’est ici qu’était à l’époque frappée la majorité des pièces de monnaies pour tout l’empire Espagnol !

La ville de Potosi et sa mine d’argent ont une importance historique à l’échelle mondiale. La mine – plus grande mine d’argent du monde – a était un des facteurs majeure de la richesse de l’empire Espagnol. On a tous entendu parler des galions Espagnol qui sillonnaient les mers - remplies d’or et d’argent - que des pirates comme Barbe Noir et Jack Rackham rêvés d’aborder… et bien, la majorité de ces galions transportaient les trésors venant de Potosi.

Les mines – exploitées depuis 1545 - sont située sous le « Cerro Rico » (Riche Montagne) qui culminé a l’époque a 5100 mètres et qui culmine aujourd’hui à 4800 due aux nombreuses galeries qui se sont effondrer au fils du temps. A son époque de gloire, la mine représentée plus de 60% de l’extraction mondiale… et les conditions de travails y était affreuses.

Au tout début, seul les indigènes « locaux » y travaillé, mais le taux de mortalité étant bien trop élevé, les Espagnol ont commencé à faire venir des esclaves d’Afrique : plus de 3000 par ans… Choquant !
Aujourd’hui, les Boliviens y travails toujours, regroupés en coopératives, et les conditions n’ont quasiment pas évoluée depuis l’époque Espagnol…

La visite guidée débute par le marché des mineurs ou notre guide nous explique quelques petites choses :

- Par exemple il nous explique que les mineurs travaillant dans les derniers niveaux de la mine préfères utiliser les vieilles lampes avec flammes plutôt que les nouvelles électriques, car les flammes leurs permettent de détecter les sources de Gaz toxique et donc les zones dangereuses.

- Il nous explique aussi que manger a l’intérieur de la mine est impossible du a la quantité de poussière qu’il y a dans l’aire et qui ce dépose sur les aliments provoquant des intoxications alimentaires etc… les mineurs mâchouillent donc des feuilles de coca qui ont la vertu du café. Ils mâchouillent donc et travaillent… parfois pendant plus de 24heures d’affiler.

- J’achèterais aussi quelques bâtonner de dynamite aussi facilement qu’un paquet de mentos… pour offrir aux mineurs.

Nous nous rendons ensuite à la mine elle-même. Il n’y a qu’une entrée, et nous devons tous les quelques mètres nous coller contre la paroi pour laisser passer un Wagon de plus de 2 tonnes lancer a toutes vitesse. Les mineurs, travaillant pour eux-mêmes et non pour une compagnie, il n’y a absolument aucun investissement, et les conditions sont donc véritablement piteuses… à tel point que l’espérance de vie moyenne d’un mineur est de seulement 45 a 50 ans…

Aucun expert ne vient contrôler l’état des galeries pour venir renforcer telle ou telle partie.
Ici c’est chacun pour soi et chacun s’occupe de sa galerie… c’est donc avec de misérables planches de bois que les mineurs tentent de soutenir une galerie sur le point de s’effondrer…

Aucun expert ne vient « mapper » la mine afin de savoir dans quelles directions ont creuse. Ont dynamite donc dans tous les sens et n’importe comment… et parfois ont dynamite donc par accident le mur qui sépare 2 galeries, envoyant valser les mineurs qui se trouvait de l’autre coter…

Bref, c’est un véritable chaos ou chaque mineurs est responsable de sa propre galerie qu’il ferme a clé lorsqu’il quitte la mine afin d’éviter que des voleurs lui pique ce qu’il a passé la journée à dynamiter.

Marcher dans la mine est épuisant et difficile. Tout d’abord car il y fait relativement chaud et humide et car la poussière rend la respiration difficile, mais aussi et surtout car c’est un véritable parcours du combattant, marchant sur des rails surplombant un trou de 10 mètres de profondeurs, montant et descendant de piteuses échelles en bois branlantes d’où il faut sauter pour atteindre un tunnel, ou encore ramper des dizaines de mettre pour atteindre une galerie... Les mineurs eux le parcours tous les jours avec des sacs sur le dos, pesant jusque 40 Kg, et certains d’entre eux commencent à seulement 14 ans…

Un énorme respect pour ces hommes et enfants qui travaillent dans de telles conditions pour gagner tout juste de quoi survivre.

Une expérience dure mais absolument incroyable et inoubliable en enfer…

Jul. 2, 2016

Apres les quelques jours passe à la Paz, Christine et moi prenons la direction de Sucre, capital constitutionnelle du pays aussi appelée la “ville Blanche”.

La ville – bien moins grande que la Paz – est aussi beaucoup plus belle, propre, résidentielle et calme.
Le centre historique est incroyablement bien conservé et attrayant, remplie de monuments coloniaux les uns plus beau que les autres, tous peints de blancs et rendant donc le tout très harmonieux. Marcher ici, et ce perdre dans les rues est un véritable plaisir.

Située à 2800 mètres d’altitude, il y fait bien plus chaud que la Paz et… plus aucun problème de respiration… on peut enfin monter quelques marches sans être complètement éreinter.

Nous y passerons seulement 2 jours, à visiter la ville et ses musés à profiter de la chaleur.

Jun. 8, 2016

Mardi matin, réveil matinal, Christine et moi nous rendons a "A One Biking", l'agence de Brenden, un habitué et amis du Pub qui sera notre guide pour la journée.

1 heure de route en montée nous mène à un col de montagne située à quelques km de La Paz et à 4700 mètres d'altitude. Il fait glacial, la vue est magnifique et nous voyons la route défiler sur plusieurs kilomètres devant nous, une première dose d'adrénaline... l’excitation est a son maximum.

Une tranche de gâteau et deux tasses de cafés plus tard nous enfilons nos équipements, protections etc... Une petite photo de groupe et hop... nous voici ready à prendre la route!

Nous commençons la grande descente, sur une route en béton d'abord, à fond les ballons!! Super sensations, l'adrénaline est à son maximum. Ont dépassent quelques camions et voitures… Juste magique dans ce paysage de folie!

Après un moment nous arrivons finalement au début de la route de la mort a proprement parler. Route en terre extrêmement étroite de plus de 60 kilomètres pour un peut plus de 2700 mètres de dénivelé négatif, creusée à flanc de montagne. D'un côté c'est donc un mur vertical qui ce dresse, et de l'autre un véritable précipice…

La route porte le nom de "route de la mort" ou "route la plus meurtrière au monde" car a l'époque c'était la seul route qui exister entre La Paz et les villages et villes de la région, et était donc emprunté par de nombreux camions et bus qui se croiser régulièrement... Et quand ont voit la route... c'est dure d'imaginer un camion dessus! Les accidents étaient donc fréquent à telle point que c'était la route avec le pourcentage de mort le plus élevé au monde. La route est aujourd'hui officiellement fermée et est devenu un véritable terrain de jeu pour les fanatiques de sensations fortes... Avec plus de 63.000 personnes par ans!

Nous commençons donc notre descente, en fils indienne, chacun a son rythmes, un peu crispé au début, à regarder le précipice plutôt que la route... Et petit à petit on s'y fait, on prend de la vitesse, on ne lâche plus la route des yeux, ont reste concentré, le taux d'adrénaline atteint un pique et ne redescend pas pendant tout le reste de la matinée.

Une sensation unique et incroyable qui durera plus de 5 heures, passant sous des cascades, manquant de tomber à plusieurs occasions et pourtant continuant "a fond"... Juste magique!

S'assoir est tout simplement impossible, sa tremble trop et engourdi les fesses et certaines parties… intimes... Bref ont reste debout donc! Tout le corps tremble et devient douloureux, les bras, le dos, les épaules, mais aussi et surtout les mains.

Après plus de 5 heures de descente, nous atteignons la ligne d'arrivé et sommes accueilli par un Brenden heureux et souriant nous offrant une bonne bière glacée! Il fait chaud et humide... et la bière – première d`une longue lignée – est rafraichissante à souhait. Nous prenons ensuite la direction d'un petit hôtel ou nous passerons la fin de la journée, bières et bain de piscine, le tout compléter par un super déjeuner et 300 piqûres de moustiques!

Le bus du retour, ce transformera en discothèque jusque la Paz, suivit d'un diner au Pub et d'une bonne nuit de sommeil!

Une expérience absolument incroyable et inoubliable!