Jul. 2, 2016

Dans l'enfer de Potosi

Suite à Sucre, nous prenons la direction de Potosi, ville minière située à plus de 4100 mètres d’altitude, faisant d’elle la ville de plus de 100.000 habitants la plus haute du monde ! Le froid est donc de retour…

Nous passons la première matinée à parcourir ce qu’il reste du délabré centre historique avant de visiter la « casa de la moneda » ou « la maison de la monnaies », plus grand bâtiment colonial des Amériques. C’est ici qu’était à l’époque frappée la majorité des pièces de monnaies pour tout l’empire Espagnol !

La ville de Potosi et sa mine d’argent ont une importance historique à l’échelle mondiale. La mine – plus grande mine d’argent du monde – a était un des facteurs majeure de la richesse de l’empire Espagnol. On a tous entendu parler des galions Espagnol qui sillonnaient les mers - remplies d’or et d’argent - que des pirates comme Barbe Noir et Jack Rackham rêvés d’aborder… et bien, la majorité de ces galions transportaient les trésors venant de Potosi.

Les mines – exploitées depuis 1545 - sont située sous le « Cerro Rico » (Riche Montagne) qui culminé a l’époque a 5100 mètres et qui culmine aujourd’hui à 4800 due aux nombreuses galeries qui se sont effondrer au fils du temps. A son époque de gloire, la mine représentée plus de 60% de l’extraction mondiale… et les conditions de travails y était affreuses.

Au tout début, seul les indigènes « locaux » y travaillé, mais le taux de mortalité étant bien trop élevé, les Espagnol ont commencé à faire venir des esclaves d’Afrique : plus de 3000 par ans… Choquant !
Aujourd’hui, les Boliviens y travails toujours, regroupés en coopératives, et les conditions n’ont quasiment pas évoluée depuis l’époque Espagnol…

La visite guidée débute par le marché des mineurs ou notre guide nous explique quelques petites choses :

- Par exemple il nous explique que les mineurs travaillant dans les derniers niveaux de la mine préfères utiliser les vieilles lampes avec flammes plutôt que les nouvelles électriques, car les flammes leurs permettent de détecter les sources de Gaz toxique et donc les zones dangereuses.

- Il nous explique aussi que manger a l’intérieur de la mine est impossible du a la quantité de poussière qu’il y a dans l’aire et qui ce dépose sur les aliments provoquant des intoxications alimentaires etc… les mineurs mâchouillent donc des feuilles de coca qui ont la vertu du café. Ils mâchouillent donc et travaillent… parfois pendant plus de 24heures d’affiler.

- J’achèterais aussi quelques bâtonner de dynamite aussi facilement qu’un paquet de mentos… pour offrir aux mineurs.

Nous nous rendons ensuite à la mine elle-même. Il n’y a qu’une entrée, et nous devons tous les quelques mètres nous coller contre la paroi pour laisser passer un Wagon de plus de 2 tonnes lancer a toutes vitesse. Les mineurs, travaillant pour eux-mêmes et non pour une compagnie, il n’y a absolument aucun investissement, et les conditions sont donc véritablement piteuses… à tel point que l’espérance de vie moyenne d’un mineur est de seulement 45 a 50 ans…

Aucun expert ne vient contrôler l’état des galeries pour venir renforcer telle ou telle partie.
Ici c’est chacun pour soi et chacun s’occupe de sa galerie… c’est donc avec de misérables planches de bois que les mineurs tentent de soutenir une galerie sur le point de s’effondrer…

Aucun expert ne vient « mapper » la mine afin de savoir dans quelles directions ont creuse. Ont dynamite donc dans tous les sens et n’importe comment… et parfois ont dynamite donc par accident le mur qui sépare 2 galeries, envoyant valser les mineurs qui se trouvait de l’autre coter…

Bref, c’est un véritable chaos ou chaque mineurs est responsable de sa propre galerie qu’il ferme a clé lorsqu’il quitte la mine afin d’éviter que des voleurs lui pique ce qu’il a passé la journée à dynamiter.

Marcher dans la mine est épuisant et difficile. Tout d’abord car il y fait relativement chaud et humide et car la poussière rend la respiration difficile, mais aussi et surtout car c’est un véritable parcours du combattant, marchant sur des rails surplombant un trou de 10 mètres de profondeurs, montant et descendant de piteuses échelles en bois branlantes d’où il faut sauter pour atteindre un tunnel, ou encore ramper des dizaines de mettre pour atteindre une galerie... Les mineurs eux le parcours tous les jours avec des sacs sur le dos, pesant jusque 40 Kg, et certains d’entre eux commencent à seulement 14 ans…

Un énorme respect pour ces hommes et enfants qui travaillent dans de telles conditions pour gagner tout juste de quoi survivre.

Une expérience dure mais absolument incroyable et inoubliable en enfer…